Quelques mots sur les Paradis Artificiels 2019 đŸ‘©đŸ»â€đŸŽ€

AprĂšs une Ă©dition couronnĂ©e de succĂšs l’an passĂ©, les Paradis Artificiels Ă©taient de retour la semaine derniĂšre (du 23.03.19 au 31.03.19) avec une 14e fournĂ©e d’artistes confirmĂ©s et Ă©mergents toute chaude, si ce n’est
 torride (đŸ”„). Rendez-vous amplement plĂ©biscitĂ© par les lillois aficionados de musique et Ă©vĂ©nement indispensable au paysage lillois, les Paradis n’ont quasiment plus rien Ă  prouver
 et pourtant cette Ă©dition s’est vue motivĂ©e par une bouffĂ©e d’innovations et d’envie de conquĂ©rir un territoire rĂ©gional encore plus vaste.

➀ Pour la toute premiĂšre fois, les Paradis Artificiels ont mis en place le village du festival. La Bulle CafĂ© a, en effet, accueilli pendant toute la durĂ©e du festival des concerts gratuits, une exposition consacrĂ©e Ă  l’artiste JJ Cale et des confĂ©rences et dĂ©bats divers.

➁ CĂŽtĂ© nouveautĂ©s on peut aussi noter que le festival a programmĂ© des dates hors de sa zone initiale de chalandise en repoussant ses frontiĂšres locales Ă  une Ă©chelle rĂ©gionale en proposant des concerts dans des villes de la rĂ©gion comme Dunkerque et Amiens (pensez Ă  Saint Quentin l’annĂ©e prochaine, c’est notre fief de naissance sisi).

Enfin pour le petit clin d’oeil, on a trouvĂ© qu’accompagnĂ© par ses ambassadeurs, le festival a redoublĂ© de crĂ©ativitĂ© cĂŽtĂ© promo en proposant plusieurs moments tout au long du mois de mars avec entre autre, jeu de piste, afterwork, blind test et drag show (et c’est une vraie belle initiative car elle inscrit encore davantage le dĂ©sir profond du festival de devenir toujours plus indispensable aux lillois) âšĄïž

Bref, on pourrait encore te parler du festival comme jaja, mais si t’as besoin d’infos plus pointues, on te laisse lire les articles de ceux qui ont fait un copier-coller du dossier de presse en entier (gniark gniark) 🐑

Les photos, les photos, les photos 📾↓

Kiddy Smile

Revenons briĂšvement Ă  la FĂȘte de la musique (2018), oĂč sa prestation de DJ dans la cour de l’ElysĂ©e, lui insuffle une huge visibilitĂ©. VĂȘtu d’un t-shirt sur lequel Ă©tait Ă©crit « fils d’immigrĂ©, noir et pĂ©dĂ© Â», Kiddy Smile devient rapidement, par ce geste politique couillu, l’un des plus flamboyants porte-parole de la communautĂ© LGBTQ+ đŸłïžâ€đŸŒˆ

Danseur, producteur, DJ, mais aussi auteur, compositeur et dĂ©sormais chanteur. C’est Ă  l’origine dans la danse qu’il trouve le moyen d’exprimer son dĂ©sir d’indĂ©pendance et sa profonde volontĂ© d’émancipation. Le corps aurait, en effet, le pouvoir de muter en une arme politique et Ă©motionnelle lorsqu’il s’exerce dans les fameuses ballrooms (on vous conseille la sĂ©rie ‘Pose’ pour vous initier Ă  cet univers) oĂč s’exprime la culture du voguing (dont les implications politiques et identitaires sont lĂ  pour aider les jeunes LGBTQ+ de couleur qui avaient besoin de respirer, d’expulser leurs angoisses, leurs peurs et libĂ©rer qui ils Ă©taient afin de faire de leur corps un thĂ©Ăątre de revendications et de flamboyances.), qui fut notamment popularisĂ© par Madonna (‘Vogue’ sorti en 1990).

Vient ensuite ‘One Trick Pony‘ le premier album de Kiddy Smile qui aborde des thĂ©matiques diverses mais toutes intrinsĂšquement liĂ©es (sexualitĂ©, homosexualitĂ©, culture queer, acceptation de soi et soif de libertĂ©) et oĂč se mĂȘlent des millions d’influences. Des influences d’abord issues des annĂ©es house et club 90, mais aussi teintĂ©es de touches gospel et jazz en passant bien Ă©videmment par la culture voguing dont on te parlait juste au-dessus. Si son album semble ĂȘtre alors un vĂ©ritable mĂ©lange de toutes ces saveurs d’avant, il n’en reste pas moins un formidable tĂ©moin de notre Ă©poque puisque Kiddy Smile y glisse ses intĂ©rĂȘts qui sont ceux d’un jeune homme de son Ă©poque.

Bref, du coup tu t’imagines qu’on s’attendait Ă  un gros gros live avec toute la flamboyance et la folie que le projet occasionne. Et si le show semble effectivement tenir toutes ses promesses Ă  ce niveau lĂ , c’est Kiddy lui-mĂȘme qui nous dĂ©cevra un chouilla… Est-ce que tu rĂ©ussis Ă  te projeter si on te parle de la cultissime performance de Britney Spears aux VMA 2007 ? EH BAH, l’effet Ă©tait clairement le mĂȘme. Ça pĂ©tait de partout, il y avait des danseurs qui dansaient incroyablement bien, des lumiĂšres et des sons entraĂźnants, une bouche immense (effigie de son album) prĂ©sente au centre de la scĂšne, des choristes etc. et Kiddy Smile au milieu de tout ça qui voguait entre prĂ©sences enflammĂ©es, absences et mollesses â˜č

Bagarre

Mon dieu mais que te dire sur Bagarre que l’on ne t’aurait dĂ©jĂ  dit ? Tu le sais, pour nous, c’est clairement LE groupe Ă  voir en live cette annĂ©e. C’est rythmĂ©, c’est bien foutu, ça balance des claques aux garçons vilains et ça parle de majeurs en l’air et d’index Ă  l’envers. On est carrĂ©ment conquis, on t’invite vivement Ă  les Ă©couter et Ă  aller les voir en concert.

VoilĂ , pas besoin de s’Ă©tendre sur des lignes et des lignes reloues quand c’est tout simplement gĂ©nial đŸ’š

(Par contre, la prochaine fois faĂźtes Kabylifornie !!)

Clara Luciani

Je rĂȘve, pince-moi pour voir. J’avoue j’ai du mal, j’ai du mal Ă  le croire… đŸŽ€

Alors lĂ , nous voici sur ton cas Clara Luciani. Et crois-moi, ça va barder. C’est malheureux parce qu’on rĂȘvait vraiment d’Ă©crire de longues lignes sur toi et tout ton projet musical auquel on a fini par adhĂ©rer d’amour. Car tout au dĂ©but, on ne t’aimait pas vraiment. C’Ă©tait trop chantant, trop variĂ©tĂ©, trop tout. Puis, au final, parce qu’on est pas si fermĂ©, on a fini par rĂ©ellement Ă©couter tes mots et ĂȘtre vĂ©ritablement touchĂ©. Du coup, tu te doutes qu’on Ă©tait trĂšs content de te voir en concert (en plus au ZĂ©nith, genre grande salle tavu). Et son concert Ă©tait rĂ©ellement et divinement trĂšs bien.

Mais voilĂ , chose Ă  savoir lorsque l’on prend des photos de live, on est soumis aux ‘conditions photos’ des artistes. Et si communĂ©ment, les photographes ont les ‘3 premiĂšres chansons sans flash’ pour exercer leur art, certains artistes exigent d’autres conditions. Et pour certains, leur management exige mĂȘme de valider les photos avant publication. Donc, comme tu l’imagines trĂšs bien, nous on fait des photos, on les retouche avec passion et on les envoie rapidement au management en espĂ©rant ĂȘtre validĂ© sur un maximum de photos afin de proposer un report visuellement cool. Et pour le coup, on en avait vraiment des belles de Clara. Mais toutes ces photos, tu ne les verras jamais. Jamais car son management a choisi d’occulter 9 des 10 photos proposĂ©es. Ainsi, la photo que tu vois au-dessus de ces mots est la ‘grande gagnante’, l’unique tĂ©moin d’un travail de plusieurs heures (prise de photos lors du concert, tri, retouches, envoi blablabla). DU COUP, Clara, tu nous as saoulĂ©s super fort et on te souhaite aussi d’ĂȘtre censurĂ©e un jour, NA 🖕

Photos Â© NoĂ©mie Danjou
RĂ©daction Julien Drot

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