Après une très longue période d’abstinence – qui s’est étendue d’août à décembre, on a finalement décidé de replonger tout entier dans notre plus tendre addiction : les concerts. Depuis tout début janvier, alors qu’on s’affairait à reprendre nos quartiers dans le monde impitoyable des blogs, on fouillait un peu tous les événements prévus sur la métropole lilloise dans l’espoir de trouver le bon concert pour revenir – quasi – d’entre les morts 💀

Et c’est à l’Aéronef, à l’occasion d’un échange artistique avec Stéréolux (Nantes) qu’ARTY est né de nouveau parmi les cendres du phénix (on a plus l’expression dans le bon ordre mais t’as compris l’idée). Et c’est plutôt rigolo car lorsqu’on a lancé ARTY il y a maintenant 2 ans, c’était déjà l’Aéronef qui accueillait nos tous premiers pas de bébés live reporters. Un peu comme un retour aux sources qui nous permet de reprendre des poils à une bête (mais de façon vegan surtout).

Donc merci Nantes, parce que t’as des artistes plutôt cool de ton côté !

(PS : Comme d’habitude, on est arrivé en retard, donc on a râté The Slow Sliders. On nous a hué parce qu’apparement c’était vraiment très bien. Mais du coup, dès que nos compères/adversaires/amis de la Vague Parallèle auront posté leurs bails sur la soirée, on vous partagera ça parce qu’on est fair play ici t’as vu 💜)

INÜIT

La première fois qu’on a croisé la route d’Inüit, c’était au festival John Beauregard à côté de Caen. Ils venaient d’ouvrir l’une des journées du festival après leur victoire au tremplin de ce dernier. À ce moment-là, ils s’apprêtaient à sortir leur tout premier album ‘Action‘ et nous comme des têtes de mules qu’on est parfois très souvent, on avait préféré chiller à l’espace presse comme des VIP bitches plutôt que de se déplacer pour aller les voir – parce qu’on va être honnête, comme on avait jamais écouté, qu’on ne les connaissait pas, c’était forcément pas assez bien pour qu’on bouge nos boules jusqu’à leur scène. Des cons, tu vois.

Retour à notre ère – Janvier 2019. On voit donc le nom d’Inüit apparaître dans la programmation de l’Aéronef et nos synapses font directement boum boum. En moins de 2 minutes et 34 secondes d’écoute, on tombe carrément amoureux de l’album. On visionne les clips, on se dit que wow ils sont visuellement dingues (et nous, tu sais qu’on aime ça) etc.

Bref, en live c’était vraiment très très cool. Un petit peu comme à la sauce Soulwax, ce sont plusieurs musiciens organiques qui s’accordent à créer des sons plutôt électro. Et ça, visuellement en live, ça rend vraiment le truc assez puissant. Flirtant entre quelques balades, morceaux très pop et d’autres plutôt superbement endiablés, Inüit t’immerge dans un univers d’opposés et de nuances. Un univers où s’embrase la mixité des regards d’une génération et d’un groupe (qui a beaucoup de choses à dire).

MOU

C’est un peu par hasard qu’on a découvert Mou. Tu sais grâce à la magie de Spotify qui enchaîne des musiques que t’as pas spécialement choisies. Des chansons où tu te dis ‘Mamamia c’est quoi ce truc, c’est cool’. Bah c’est un peu notre histoire avec Mou.

Avec des sons teintés de pop, de hip hop et de rap, c’est tout en douceur, en flemme et en romantisme que l’univers de Mou se dresse. Évoquant l’amour et les sentiments 2.0, les vrais et les beaux (pas les trucs vulgaires comme les rappeurs tu sais qui disent genre ils baisent à tout va je sais pas quoi), c’est plongé dans une poésie pure que l’on navigue sur les eaux chaudes des quelques morceaux qui composent sa discographie hyper cool.

Et pour nous qui sommes, dans cette période hivernale interminable, très branchés plaid, binge watching et sucreries, je peux te dire qu’on prendrait volontiers notre dose de Croissants 🔞

Photos © Noémie Danjou
Rédaction Julien Drot

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