Comme on te disait dans le prĂ©cĂ©dent report sur Jain et RilĂšs, Solidays cette annĂ©e c’était vraiment top. AttirĂ© par l’éclectisme de la programmation et par les causes portĂ©es par l’évĂ©nement, on a flĂąnĂ© pendant 3 jours au cƓur du festival. Si tu te demandes pourquoi tous les artistes passĂ©s le samedi sont manquants dans ce report, sache que nous n’avions Ă©tĂ© accrĂ©ditĂ©s en photo que pour le vendredi et le dimanche, faute du nombre de pass insuffisants cette annĂ©e. Voici donc les quelques artistes que l’on a eu l’occasion de (re)croiser :

Bagarre

AprĂšs leur concert Ă  l’AĂ©ronef au mois de mars, on Ă©tait sorti un peu secouĂ© en se disant que le show de Bagarre Ă©tait probablement le meilleur show que nous avions vu depuis le lancement de ARTY. Des morceaux pĂȘchus et des mĂ©lodies terriblement dansantes, une Ă©nergie diabolique et des thĂšmes intemporellement trĂšs actuel et un roulement de chacun entre instruments et chant assez dingue, voilĂ  ce qu’on peut noter sur le phĂ©nomĂšne Bagarre. Et Ă  Solidays, rien n’avait Ă©tĂ© laissĂ© au hasard. Nous voilĂ  Ă  nouveau embarquĂ©s par le quintuor qui se dĂ©hanche corps et Ăąmes en adĂ©quation le public qu’il emmĂšne dans son univers qu’ils appellent ‘le club’. Un club oĂč toutes les inhibitions s’envolent le temps de quelques morceaux oĂč la foule se plaĂźt Ă  les accompagner dans des gĂ©missements orgasmiques Ă©clairĂ©e par les lights vertes de leurs visuels sur le titre ‘Diamant’ (qui Ă©voque justement sans tabous la masturbation fĂ©minine).


Eddy de Pretto

Au dĂ©but peu emballĂ© par l’écoute de l’opus ‘Cure’ de celui que l’on surnomme le Kid, on a finalement fini par cĂ©der sous la pression. Et c’est clairement lĂ  qu’on s’est rendu compte de notre gargantuesque bĂȘtise. Comment avions-nous pu passer Ă  cĂŽtĂ© de toute la poĂ©sie de son univers ? VoilĂ  qu’en Ă  peine deux morceaux nous Ă©tions totalement et dĂ©finitivement absorbĂ©s par les punchlines dĂ©licieusement voluptueuses et justement dures qu’il fait rĂ©sonner sur scĂšne. Et justement, grĂące Ă  une installation instrumentale plus que minimaliste, on ne peut qu’ĂȘtre concentrĂ© et absorbĂ© par l’onirisme de ses mots. On l’a aussi vu au festival Beauregard, on en dira un peu plus sur lui pour l’occasion 😌


Therapie TAXI

Oh alors lĂ  tu le sais qu’on les aime plus que d’amour et qu’on a parfois Ă©tĂ© possĂ©dĂ© par la douceur amĂšre des morceaux de leur album. Therapie TAXI c’est un peu le groupe du moment, qu’on entend, voit et respire partout. Et c’est probablement pour cela que nous Ă©tions autant face Ă  la toute petite scĂšne que Solidays leur avait attribuĂ© (😡). RĂ©sultat ? Trop peu de gens ont pu rĂ©ellement apprĂ©cier la performance scĂ©nique incroyable qu’ils ont donnĂ© ce jour-lĂ , avec beaucoup d’émotions. Heureusement, comme on a la chance d’infiltrer les crashs, NoĂ©mie Ă©tait aux premiĂšres loges de ce concert fou (moi j’étais perdu et triste dans la foule, frustrĂ© par le fait d’entendre mais de ne pas voir). Mention spĂ©ciale au moment bisous du concert oĂč le groupe invite les gens Ă  s’embrasser les uns avec les autres, Ă  leur morceau ‘PVP’ qui, en live, rĂ©sonne encore plus fort dans nos cƓurs et au morceau ‘Salop(e)’ qui est le plus jouissif de tous leurs morceaux et qui donne toujours autant l’envie de n*quer des mĂšres đŸ€­


Two Door Cinema Club

Two Door Cinema Club alias le groupe chouchou de NoĂ©mie. Alors eux, on a dĂ©jĂ  eu l’occasion de les croiser Ă  l’Ancienne Belgique (la fameuse fois oĂč NoĂ©mie avait fait des millions d’aller-retours entre Saint Quentin, Lille et Bruxelles pour ce concert). Pour ce concert, et suivant l’actu du groupe qui se fait discret depuis un moment afin de bosser sur un prochain album, on s’attendait Ă  dĂ©couvrir pas mal de nouvelles compositions mais que nenni. Two Door Cinema Club balance les tubes de ses prĂ©cĂ©dents opus avec frĂ©nĂ©sie et sans relĂącher la pression un seul instant. Et c’était, au final, loin de nous dĂ©plaire ! On a dansĂ© comme des p*tes et c’était vraiment topissime 👍

 


The Kills

Bon alors, moi j’écris sur The Kills mais je connaissais pas du tout. Mis Ă  part ‘Doing It To Death’ qu’on Ă©coute en voiture, sinon c’était le nĂ©ant. My bad, je sais. NoĂ©mie connaĂźt un peu plus parce que c’est elle qui connaĂźt tout plus que moi, tu sais blablabla. Dans tous les cas, le show Ă©tait vraiment cool et le public semblait un peu plus au fait que nous đŸ€Ș

Sinon, mĂȘme si nous on fait un marathon de concerts Ă  chaque fois, Solidays c’est aussi beaucoup d’autres choses. Sensibiliser la jeunesse, susciter des vocations, mettre en place des dĂ©marches innovantes de prĂ©vention auprĂšs d’un public jeune et parfois peu informĂ© sur les risques liĂ©s Ă  la sexualitĂ©, en parler sans tabou, sont les ambitions que Solidays souhaite atteindre en proposant un festival riche de sens. Plus que du simple divertissement, ce rendez-vous est aussi celui du dĂ©bat, du dialogue et de l’implication. À travers les confĂ©rences Ă©clairantes du Social Club, les moments forts tels que la CĂ©rĂ©monie d’hommage aux victimes du sida, les rencontres inspirantes avec les 100 associations du Village SolidaritĂ© ou avec les 3000 volontaires qui participent au festival, et les expositions aussi instructives que ludiques telles que Sex in the City, Solidays fait chaque annĂ©e rimer musique, plaisir et solidaritĂ©. Le festival est aussi l’occasion de proposer une tribune aux associations de lutte contre le sida qui prennent la parole avant les concerts. Ayant un rĂŽle primordial dans leur pays, leurs discours, leurs tĂ©moignages ou leurs coups de gueule trouvent un vĂ©ritable Ă©cho Ă  Solidays.

Photos Â© NoĂ©mie Danjou
RĂ©daction Julien Drot

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